Canicule et stress hydrique : FDSEA et JA Sarthe montent au front

L'été 2026 restera marqué par des épisodes de canicule et de sécheresse d'une intensité exceptionnelle, mettant les exploitations sarthoises sous forte tension. Face à cette situation, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Sarthe ont multiplié les initiatives tout au long du mois de juillet pour faire remonter la réalité du terrain auprès de l'État.

3 juillet : un premier tour de plaine pour objectiver la crise

Une première rencontre a réuni la DDT, la DDPP, la MSA, Groupama, Pacifica et Agrial autour d'un tour de plaine organisé par la FDSEA et les JA. Trois fermes ont été visitées pour documenter concrètement la situation :

  • l'impact de la canicule sur les petits fruits rouges,
  • la crise en élevage et l'urgence sanitaire, avec des cas de mortalité animale et des dysfonctionnements dans les délais de ramassage par l'opérateur Atemax, une situation aux conséquences économiques, sanitaires et psychologiques lourdes pour les éleveurs concernés,
  • la gestion de l'eau et la crise fourragère, entre restrictions d'irrigation et impact sur la qualité et la quantité du fourrage disponible.

16 juillet : interpeller directement le Préfet

Quelques jours plus tard, la FDSEA et les JA se sont de nouveau mobilisés pour rencontrer le Préfet, avec un objectif clair : obtenir des engagements concrets de l'État. Récoltes de maïs brûlées, vergers touchés à 50 % par les coups de soleil, éleveurs à bout face aux stocks de paille qui s'épuisent... le constat dressé est sans appel.

Plusieurs avancées avaient été obtenues ou étaient en cours à ce moment-là :

  • TFNB : une demande de dégrèvement de taxe foncière sur les prairies et terres arables avait reçu un accueil favorable de l'État, avec un retour attendu dès l'automne.
  • Missions ISN : des missions de reconnaissance devaient être déployées pour évaluer les pertes de rendement liées aux vagues de chaleur, notamment sur les petits fruits.
  • Équarrissage : la profession réaffirmait son refus catégorique de l'enfouissement individuel, plaidant pour un plan d'urgence basé sur l'enfouissement collectif.
  • Gestion de l'eau : la FDSEA et les JA maintenaient une position ferme sur la préservation de la souveraineté alimentaire, tout en portant le sujet du stockage de l'eau et du blocage des réserves en zone humide.
  • Couverts obligatoires : une dérogation avait été exigée sur leur implantation, la trésorerie des exploitations ne permettant pas de semer dans des conditions aussi défavorables.

Publié le 03.09.2026